« Le DAO céleste n’a point de préféré, il donne à tous les hommes bons sans aucune distinction, mais la plus haute bonté ressemble à celle de l’eau qui profite à toute chose sans aucun effort. Pour cela, c’est pourquoi, l’eau tend à occuper la place la plus basse, ce que les hommes détestent, c’est pour cela que l’eau ressemble au DAO ». Lao-Tu
Pratiquer le Qwan Ki Do n’est pas simplement apprendre une technique martiale, mais c’est précisément apprendre un art de la vie, apprendre à devenir non seulement un homme fort mais surtout un être équilibré sur le plan physique et mental. Un être capable d’assumer toute situation avec ardeur et quiétude.
La vie moderne et tumultueuse, ainsi que la quête incessante du confort nous immergent souvent dans les flots de frustration, d’angoisse et parfois de violence. L’Incertitude de l’existence très souvent inadaptée à son milieu, et la quête de la rentabilité, se manifestent par l’anxiété qui engendre la concurrence, l’agressivité et la brutalité. Ainsi, l’agitation prend l’apparence de l’efficacité; le corps fonctionne mais vit dans un doute du lendemain. Cette agitation se répercute inévitablement sur tous les gestes quotidiens, dans chacun de nos mouvements mais aussi dans nos comportements.
Le Qwan Ki Do doit être imprégné de douceur, et non de violence. Il est bien d’attirer souvent l’attention sur « la puissance de l’eau » et des éléments légers qui parviennent à contourner, à surmonter, ou à pénétrer à travers les obstacles grâce à la fluidité et à la souplesse. L’eau occupe les places les plus basses ce que les hommes détestent. « Il n’est rien au monde de plus inconsistant et de plus faible que l’eau, cependant elle corrode ce qui est dur, et lorsqu’elle est en colère rien ne peut lui résister ».
Le philosophe chinois Lao Tu ne cesse de dénoncer la faiblesse de ce que nous considérons généralement comme la force. Selon lui la souplesse triomphe toujours de la dureté. Le calme est toujours vainqueur de la violence, ici-bas, ce qui est malléable l’emporte sur ce qui est dur. « Nouveau né, l’être est souple et frêle, mort il est rigide et dur, il en de même pour les plantes et les arbres ». Solidité et rigidité sont compagnes de la mort. Souplesse et fluidité sont celles de la vie. « Ce qui est fort et grand est dans la position inférieur, ce qui est souple et faible est dans une position élevée ». « La perfection pour celui qui commande c’est d’être pacifique, pour celui qui combat, c’est d’être sans colère, pour celui qui veut vaincre, c’est de ne pas lutter et pour celui qui se sert des hommes c’est de se mettre au dessous d’eux. Il faut vaincre sans lutter, convaincre sans parler » disait Lao Tu.
On trouve une équivalence de ce climat en occident dans la fameuse fable de La Fontaine « Le Chêne et le roseau ». Il faut donc s’orienter vers la voie de la paix intérieure, la détente, la relaxation musculaire et nerveuse qui sont d’une grande utilité de nos jours.
Ce n’est pas en assistant à un cours qu’on apprend à distinguer le bien du mal et le laid du beau. La morale et l’art ne s’enseignent pas comme les mathématiques. Comprendre et sentir sont deux chosesprofondément différentes. On ne peut saisir la signification de la morale et de l’art que dans les milieux où ces choses sont présentes. Planifié avec diligence, le Qwan Ki Do insuffle une armature à la fois morale et corporelle.
Au fil de l’apprentissage le pratiquant découvre ses nouvelles et étonnantes possibilités d’exploiter ses coordinations gestuelles pour en faire un automatisme de protection corporelle. Le Qwan Ki Do voudrait montrer tout d’abord les richesses internes de l’être humain afin de vivre plus heureux dans ce grand édifice du « DAO ». Ainsi, il fait comprendre au monde que « le secret de la sagesse n’est pas la sagesse elle-même, mais le chemin qui nous y conduit. Le chemin est long, les racines sont amères mais le fruit est doux ». L’essentiel est de découvrir cette voie, savoir discerner quel est le visage de l’énergie latente qui conduit au succès. Le secret du « DAO » ouvre les yeux, et les yeux ouverts montrent le chemin à suivre.
Si les êtres humains dédiaient une partie de leur existence à se découvrir eux mêmes, l’humanité accéderait à un niveau de perfection sans pareil parce que l’empire de la volonté annihilerait tout ce qui est mesquin en lui et alors le bonheur rayonnerait dans toute sa splendeur. Le Qwan Ki Do étant une méthode qui permet de découvrir la puissance corporelle par la qualité de l’esprit possède donc une valeur inestimable.
Jour du printemps, l’an grâce 2007
Le Fondateur Dépositaire de la méthode Qwan Ki Do
Chưởng Môn PHẠM Xuân Tòng
Il est toujours délicat de proposer une définition littéraire du Qwan Ki Do en quelques lignes. Un Art Martial se pratique, se sent, se vit…
Un complexe des exercices physique, une école de comportement et même une méthode de te connaître et de te comprendre... un mode de vie, le Qwan Ki Do demande un effort spécial en pratique, mais il amène l’équilibre physique, mental et émotionnel.
Amitié et Respect,
Confiance et Loyalité,
Volonté et Ténacité,
Compétence et Sagesse,
Puissance de combat et Chevalerie,
Sincérité et Harmonie,
Courage et Joie,
Désire de victoire...
Le Qwan Ki Do est tout ces ensemble et aucun séparé
Qwan Ki Do
L’Originalité exceptionnelle de cette méthode, c’est d’être à la fois l’un des plus anciens et l’un des plus contemporains parmi les arts martiaux vietnamiens.
Plus anciens – par son double héritage d’origine millénaire :
- l’un est chinois, méthode T’ang Lang Paï, E Meï Paï, « Dynastie des TANG, 5ème siècle ap.J.C. »
- l’autre est vietnamien, Vo Quang Binh, Vo Bac Ninh « Ecole Quan Khi, Dynastie des LÊ antérieur 10ème siècle »
Plus contemporain :
- le nom de la méthode a été dédié au Grand Maître défunt CHÂU QUAN KY, qui, avant sa disparition a légué par testament, toute son école à son disciple, Maître PHAM Xuân Tòng, Fondateur de cette méthode: Qwan Ki Do.
Son appellation : QUÁN KHÍ ÐẠO signifie : « La Voie de l’énergie corporelle ».
La transcription phonétique : Qwan Ki Do utilisée pour la commodité de compréhension en occident, commémore ainsi le Grand Maître disparu CHÂU Quan Ky et perpétue la traditionnelle notion de gratitude.
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Symbole : le dragon ou l’esprit chevaleresque, représenté dans son écusson officiel
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But : la sérénité, ou la force et la capacité de relever le défit de la vie avec ardeur et quiétude
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Principe : l’harmonie entre la force physique et l’énergie vitale
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Concept : l’alliance de l’efficacité à la tradition
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Devise : Santé – Sécurité – Qualité
C’est ainsi qu’on trouve au sein de son programme un large éventail technique : Poings, Pieds, Blocages, Esquives, Projections, Balayages, Ciseaux, Clefs, Casses… mais aussi les Techniques de Préhensions et de Percussions communes à tous les Arts Martiaux. Sans oublier la Culture de l’Energie Interne « Khi Phap » au travers de l’exercice spécifique de la respiration.
L’apprentissage de « CO VO DAO » Armes Traditionnels: (Bâton, Môc Can, Long Gian ou Nuntchaku, Tam Thiêt Gian, Ma Dao, Viêt Long Guom…) qui peuvent être pour le pratiquant un moyen supplémentaire de recherche de maîtrise de soi et de concentration indispensable pour son perfectionnement.
La Compétition est plutôt un jeu, une composante spectaculaire de l’art martial, elle est une voie relationnelle entre la traditionnelle pratique des assauts et le « paraît » dans une rencontre sportive. Elle est facultative pour les pratiquants, c’est pour cela elle trouve également sa place en QWAN KI DO. Il existe dans cette discipline, deux catégories de pratique, celle de la main vide et celle des armes traditionnelles, deux formes de Compétitions sont alors constituées :
1) La Compétition Technique qui sélectionnera le meilleur technicien soit en enchaînement imposé, soit avec ou sans exigence d’une démonstration technique conventionnelle deux à deux.
2) La Compétition en « Assauts libres » ou en « Combat », qui déterminera le vainqueur final. Dans cette catégorie, comme tous les jeux, le QWAN KI DO impose alors leurs règles. Enfin de préserver le pratiquant contre tous dérapages d’un orgueil mal placé, d’une recherche inconditionnelle de la victoire éphémère, qui souvent peut mettre en danger la vie d’autrui.
Pour mieux orienter le pratiquant vers « l’esprit de participation » et évincer ainsi toute fausse illusion de « l’inconditionnel Champion », qui dénature la vraie valeur de recherche de l’évolution dans l’art martial, incompatible avec la philosophie chevaleresque « Thuong Vo », plusieurs règles conditionnent la participation à une compétition de Qwan Ki Do :
- Les rencontres se déroulent par équipes, de deux à cinq pratiquants, excepté les rencontres des armes traditionnelles le Cô Vo Dao et celles des féminines.
- Un équipement spécifique de protections (coquille, protèges seins, protèges dents, protèges tibias, casque et gants ….) agréé par le QWAN KI DO Mondial, est obligatoire pour tous les participants.
- Les règlements d’arbitrage spécifique et original du Qwan Ki Do ont été soigneusement élaborés par le Maître Fondateur et de ses collaborateurs dès le début de la création de la méthode. Voici quelques règles les plus captivantes :
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Une seule main gantée autorise le contact à la tête excepté le triangle formé par les yeux et le menton, l’autre poing n’a pas le droit de frappe qu’au corps,
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La frappe de pied contrôlée, est tolérée à la tête, cependant la frappe avec le talon ou le tibia est formellement interdit,
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Pas de coup de tête, ni de coudes, ni de genoux, ni mordre ou tirer sur les cheveux, ni piquer avec les doigts…
D’ailleurs, ces règlements d’arbitrage très strict permettent au pratiquant de se rencontrer avec un maximum de sécurité, et ce, dans un esprit constant de dépassement de soi « Vuot Nga » et de respect mutuel.
Cependant, il est conseillé de pratiquer régulièrement des assauts traditionnels au sein du Club, avec son partenaire. Ces formes de contacts au cours duquel, le pratiquant échange mutuellement les techniques acquises pour tester la compréhension de ses automatismes, sont un excellent moyen de situer l’étendue de ses connaissances mais aussi de ses lacunes et de ses faiblesses.
Les enfants représentent une part importante des effectifs. D’ailleurs peu d’enfants résistent au plaisir de découvrir un art martial. Sport équilibre et complémentaire des activités de plein air, il convient à tous, petits et grands.
En raison de leur fragilité et de leur état d’évolution permanente, un enseignement adapté à leur âge et à leur morphologie est proposé. Il s’agit surtout d’une initiation, d’une préparation à la véritable pratique de l’Art Martial : « Exercice physique propre à leur niveau, jeux éducatifs, assouplissements, techniques de base, enchaînements et techniques codifiés ».
La durée de l’entraînement est plus courte, l’atmosphère est plus détendue que chez les adultes, bien que le même cérémonial et la même discipline soit respectés.
La pratique raisonnée du QWAN KI DO favorise le développement harmonieux de tous les muscles et oriente l’enfant vers la maîtrise de son corps. Elle l’aide à acquérir la souplesse, l’adresse mais aussi à vaincre sa timidité et dans certain cas à reprendre confiance en soi.
Aucune violence dans les évolutions, mais la recherche constante de l’équilibre, de la perfection du mouvement, de la beauté, de l’efficacité de l’enchaînement, avec un profond respect du partenaire.
Le système de gradation « spécial enfant » est adapté à la motivation des jeunes pratiquants et autorise des sessions d’examens plus fréquentes.
Dès l’âge de 7 ans, ils peuvent participer à des rencontres inter club, ou aux compétitions régionales et nationales dans la catégorie destinée pour leur jeune âge.
Depuis quelques années on note un engouement certain chez les féminins pour les Arts Martiaux. Le QWAN KI DO ne fait pas exception à la règle. La préparation physiqueadoptée lors des entraînements visent avant tout à l’harmonie du corps.
La pratique régulière du QWAN KI DO assure le développement harmonieux de tous les groupes musculaires, développe l’aisance gestuelle et motrice, renforce les articulations, aiguise les automatismes et constitue un excellent maintient corporel.
Les techniques défensives et offensives abordées pendant les entraînements quotidiens arment la pratiquante de réflexes pouvant se révéler utiles en cas de danger.
La pratiquante du QWAN KI DO ressent rapidement les joies procurées par une bonne conditionphysique et une excellente santé morale, grâce aux techniques de respiration et de relaxation enseignées.
« Pratiquer le Qwan Ki Do c’est aussi lutter contre soi, contre ses faiblesses, c’est acquérir la maîtrise de son être pour se tourner vers le monde et non le refuser. »
En raison de sa richesse, le Qwan Ki Do peut convenir également au Senior.
Seules, l’optique et l’intensité de l’entraînement peuvent être varié. En raison de la fragilisation des articulations, des modifications cardio-respiratoires, l’entraînement sera modéré et axé vers des efforts moins soutenus.
Les techniques de bases, les positions, les déplacements ainsi que les techniques de chutes, et les auto-défenses sont plus privilégiées pour le maintient et la sécurité du corps. Les enchaînements et les Quyêns sont des excellents moyens de mémorisation et de gestion de l’automatisme pour préserver les réflexes.
Dans tous les cas, le pratiquant sénior apprendra à modérer lui-même ses efforts et ses capacités d’adaptation et à prendre conscience des ses limites à ne pas les dépasser.
Il apprendra ainsi à affiner ses sensations, vivre le temps présent, être lui-même, bien dans son corps
Maître de ses pensées réalisant le but du Qwan Ki Do : la sérénité.
L’étude des armes traditionnelles, le « Cô Vo Dao » fait partie intégrante du programme d’enseignement officiel du Qwan Ki Do.
Au sein du Club, à l’occasion des stages de Cô Vo Dao, le pratiquant peut découvrir ou se perfectionner dans le maniement des différentes catégories d’armes :
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Armes traditionnelles en bois
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Armes traditionnelles tranchantes
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Armes traditionnelles articulées
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Armes traditionnelles de jets
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Ustensiles agricoles
La Fédération Internationale de Qwan Ki Do (I.Q.K.D.F.) a mis en place des règles de pratiques de toutes ces catégories d’armes traditionnelles. Ainsi que les règlements d’arbitrages pour les compétitions de Cô Vo Dao.
Ces rencontres ne sont ouvertes qu’aux pratiquants ayant suivi des formations spécifiques ou des stages, certifiés sur le document fournis préalablement à l’inscription de ces compétitions.
Un équipement adapté, agréé par la I.Q.K.D.F., protège les pratiquants qui peuvent, en toute sécurité, appliquer les techniques autorisées.
Après plusieurs années de pratique et de participation aux stages nationaux et internationaux, l’élève peut se présenter à l’examen de l’évaluation de niveau. Trois degrés graduent sa progression :
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So Câp : Initié
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Trung Câp : Ceinture Noire
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Thuong Câp : Niveau élevé
Un test ! Mais une longue préparation…
Le « Công Pha » est l’une des manifestations les plus spectaculaires de l’énergie interne et externe « Nôi Công » et « Ngoai Công ».
Le pratiquant qui a atteint un niveau relativement élevé ne peut tester sa puissance de ses coups ou contrôler sa frappe avec un partenaire lors des entraînements.
Plusieurs solutions s’offrent à lui :
Il peut développer cette puissance en effectuant les techniques de poing, de pied, de coude… sur des équipements adéquats (sac, poteau, ou mannequin de frappe)
Il peut s’initier à la technique de « Công Pha » ou de casse…
Le « Công Pha » présente plusieurs aspects :
- « Ngoai Công » ou Casse active qui consiste à briser les matériaux divers à l’aide des armes naturelles du corps (main, pied, coude, tête…)
- « Nôi Công » ou force de résistance interne pour supporter les casses des matériaux sur une partie du corps.
Les techniques de casse nécessitent une longue préparation sans laquelle le pratiquant s’expose à des traumatismes parfois graves. Plusieurs étapes jalonnent cette progression :
- Sur le plan Physique : musculation spécifique, durcissement progressif par les exercices appropriés. Possibilité d’utilisation de produits à base de plantes médicinales chinoises.
- Sur le plan Technique : lors d’une casse la technique doit être parfaite. Ce perfectionnement résulte de l’entraînement assidu des techniques de bases aux enchaînements codifiés de « Dôc Luyên » ou de « Thao Quyên »
- Sur le plan énergétique : à ce niveau là, la pratique de « Khi Phap » (étude sur l’énergie interne basée sur la respiration spécifique), l’enseignement personnalisé du Maître Fondateur permet au pratiquant de développer son énergie propre, enfin de bien cerner l’essentiel et évite ainsi tout dérapage dû à des séquelles qui risquent de nuire à la santé.
L’épreuve de casse figure facultativement à l’examen d’évaluation de niveau de Qwan Ki Do dès la Ceinture Noire…
En aucune manière, la technique de « Công Pha » ou de la casse (Tuiles, planches, galets, pains de glaces…) ne constitue une fin en soi.
Elle doit être considérée comme un moyen, un « Test » implacable permettant d’évaluer l’efficacité de la frappe réelle du pratiquant.
Plusieurs fois par an, les pratiquants de Qwan Ki Do sont réunies à l’occasion de stages régionaux et nationaux dirigés par les cadres techniques des Organisations Nationales.
Des stages annuels sont organisés également par la Fédération Internationale de Qwan Ki Do (I.Q.K.D.F.) et sont dirigés par le Maître Fondateur PHAM Xuân Tòng.
Ces entraînements sont ouverts à tous les membres régulièrement licenciés à des Structures Nationaux, reconnus par la I.Q.K.D.F. Des cours destinés aux sections féminines ainsi qu’aux plus jeunes pratiquants autorisent un travail par niveau et facilitent l’assimilation des techniques enseignées.
Des stages nationaux destinés aux hauts niveaux ou aux enseignants assurent une formation permanente. Tous ces stagiaires peuvent approfondir le programme d’enseignement, perfectionner leur technique personnelle et améliorer leurs connaissances pédagogiques.
Les Stages Internationaux en Hivers ou en été, regroupent les pratiquants de plusieurs nations, constituent une excellente occasion de joindre l’utile à l’agréable. Dans une ambiance amicale mais aussi dans le plus pur esprit de l’art martial. Pour clôturer ces activités, la cérémonie traditionnelle de reconnaissance aux ancêtres des Arts Martiaux, est toujours un moment inoubliable.
Grâce à ces stages, chacun peut compléter ses connaissances, découvrir des nouveautés, améliorer ses qualités techniques et profiter des bons moments de loisirs.
Cette gymnastique du bien être est souvent assimilée à une forme d’expression corporelle, à une gymnastique douce ou tout simplement au T’aï Chi, vue son aspect gestuel lent, fluide, dépourvu de toute tension. Mais cette observation ne résume pas son contenue réel. C’est en la pratiquant que l’on découvre toute sa richesse.
En effet, cette gymnastique millénaire du Viet Nam, conçu à l’époque lointaine des Lê antérieur (980-1009), par les adeptes du « KINH DICH », préconise que pour bien préserver la santé et la longévité, il faut apprendre à se débarrasser de toute préoccupation et de toute tension irritée, afin d’instaurer la paix intérieure. Ce fût la découverte du secret du bien être au travers du principe « Mental – l’énergie – corps » éléments intimement liés :
« Lorsque le mental est bien, l’énergie est bien et le corps est bien.
Lorsque le mental est en souffrance, l’énergie est perturbée et le corps est malade. »
Le Tâm Thê est donc un lâcher-prise pour laisser revivre en nous le mouvement juste, apaisant, le seul qui soit bénéfique pour notre corps et qu'il faut aller chercher à la source. L'ayant vécu, nous pouvons l'utiliser à des fins réparatrices C'est le mouvement-racine débarrassé, allégé des schémas imposés au corps par une utilisation corporelle qui s'est compliquée au fil des temps et qui nous fragilise.
C'est un retour aux formes en quelques sortes embryonnaires d'une gestuelle ancrée dans la réalité psycho corporelle du corps humain.
Cet enfant au destin étonnant, PHAM Xuân Tòng, a vu le jour en l’an de grâce 1947, dans un modeste village de Bông Hai, province de Ninh Binh au Nord ViêtNam.
A l’âge de 9 ans, il croisa sur le chemin de la vie un grand Maître Chinois de l’ethnie des Hakkas au noble nom de CHÂU Quan Ky, qui dans l’esprit du courant philosophie de Lao Tu « le Dao », lui a appris à « voir avec l’esprit, et non pas qu’avec les yeux ». Lui léguant par là même, un immense savoir, tant dans le domaine des arts martiaux ( ShaoLin E Mei Paï, Tang Lang Nan Paï) que dans celui de la médecine traditionnelle chinoise ( Khi Công, Nôi Công « culture de l’énergie interne », Tâm Quât « massage », Tâm Huyêt Dao « digipuncture »).
La tradition familiale vietnamienne des PHAM, a légué au jeune PHAM Xuân Tòng, âgé alors de 14 ans, par son grand oncle le Maître PHAM TRU, les techniques incontestables de Vo Quang Binh, l’héritage de son réputé arrière Grand Père « Cai Miêng ». Avec l’autorisation de son Maître, et profitant d’être membre de la Fédération Vietnamienne de Boxe Libre « Tông Cuôc Quyên Thuât Viet Nam » le jeune PHAM Xuân Tòng a su également s’enrichir dans les techniques vietnamiennes de combat libre et de lutte vietnamienne « Vât », il a pu ainsi bénéficier des enseignements des Maîtres et amis Phan Thành Su, Long Hô Hôi, et Lê Van Kiên.
Très doué pour les arts martiaux, dès l’âge de 16 ans, il lui a été confié le rôle d’assistant du Grand Maître CHÂU Quan Ky. Il a participé en outre, à plusieurs compétitions, et a obtenu ainsi, des excellents palmarès sportifs. En suivant le sage conseil de son Maître, il consacra par la suite tout son investissement personnel dans la voie de la médecine traditionnelle et de l’enseignement de l’art martial…
Arrivé en Europe et particulièrement en France en 1968, pour parachever ses études supérieures. Il commença à promulguer l’art du Grand Maître défunt CHÂU Quan Ky. La réputation du Maître PHAM Xuân Tòng et ses relations cordiales dans le milieu des arts martiaux vietnamiens en France et en Europe, lui ont valu, en 1972, d’être désigné pour ériger un manuscrit intitulé « Viet Vo Dao Kung Fu », édité par « Dan France ». Vu sa qualité indéniable pour l’art martial vietnamien, il a été également promu au poste de Directeur Technique de La Fédération Française de Viet Vo Dao. Il a assumé dignement cette fonction (mise en place : le programme commun des styles, les règlements d’arbitrage, formation des cadres, programme d’examen…). En 1980 après maintes réflexions, il préféra tout abandonner pour consacrer son effort à l’édification de l’art de son Maître.
En 1981 en Provence et plus précisément à Toulon puis quelques mois plus tard en Italie à Milan, il édifia officiellement l’art de son Maître CHÂU Quan Ky.
Depuis cette date historique, la Fédération Internationale de Union of Qwan Ki Do (I.Q.K.D.F.) a fait l’école dans le monde entier, presque une trentaine de pays ont bénéficié de l’implantation de cet art. Cet essor spectaculaire est dû aux efforts considérables de son Fondateur PHAM Xuân Tòng, et de ses collaborateurs.
Aujourd’hui, le Viêt Nam à l’heure de l’ouverture vers le monde, lui a réservé une grande récompense, celle de la reconnaissance de sa méthode : le Qwan Ki Do et surtout de son incroyable travail au profit des Arts martiaux vietnamiens.

