À propos du Qwan Ki Do

  • Définition
  • Le Fondateur
  • Les 10 principes
  • Système des grades
  • Tâm Thê
  • Co Vo Dao
Il est délicat de proposer une définition littéraire du Qwan Ki Do :
Un Art Martial se pratique, se vit...
Activité physique, discipline du comportement selon les uns, activité essentiellement sportive au travers de la compétition selon les autres, ou enfin voie d’une meilleur connaissance, compréhension et maitrise de soi, manière de vivre…
Le Qwan Ki Do est tout cela en même temps et rien de tout cela pris isolement.
Discipline nécessitant une implication, un investissement total dans la pratique, développant la disponibilité physique et mentale, le Qwan Ki Do se situe dans la ligné des plus grandes méthodes d’arts martiaux vietnamiens.
En résumé, le Qwan Ki Do est :
- Une méthode d’Art Martial
- Une personnalité de l’Art Martial
- Dans le monde, la World Union of Qwan Ki Do régit cet art martial.

Si ces trois aspects sont indissociables, les deux premiers sont intimement liés.
De plus ce terme met en valeur deux éléments fondamentaux de tous arts martial :
- Le Khi ou plus couramment connu sous le nom ki (énergie).
- Le Dao ou plus couramment connu sous le nom do (voie).
L'adjonction du mot Quan (l'ensemble) à cette double composante a abouti au terme vietnamien :
"Quan Khi Dao" Voie de l'énergie corporelle.
Transcrit phonétiquement ( QWAN KI DO) pour les commodités de compréhension occidentale.
Qwan Ki Do
Dai Su CHÂU QUAN KY
Maître Pham Xuan Tong, Fondateur du Qwan Ki Do
Un jour, Maître Châu Quan Ky est appelé à Go Vap, petit hameau du Sud Vietnam, pour prodiguer ses soins. Surpris par un orage tropical, il tente en vain de protéger ses plantes médicinales, quand une petite voix d'enfant attire son attention. Cet enfant âgé d'une dizaine d'année, qui s'appelle Pham Xuân Tong lui offre l'hospitalité.

Emu par sa bonté, il demande sa date de naissance et après avoir établi sa carte du ciel (horoscope chinois), il prie ses parents de lui confier cet enfant, promettant de lui transmettre ses connaissances des arts martiaux si, toutefois, il peut supporter toutes les épreuves.

Dai Su CHÂU QUAN KY
Dai Su CHÂU QUAN KY

C'est une période très difficile, que le jeune Pham Xuân Tong doit traverser. Un exemple: pendant les deux premières années, l'entraînement ne porte que sur les positions et les techniques de base.

Dès l'âge de 14 ans, la durée de l'entraînement quotidien passe à quatre heures (1h30 tôt le matin et 2h30 le soir).

A 19 ans, il laisse derrière lui plusieurs victoires au plan national. A 20 ans, après avoir abandonné la compétition, il se consacre à l'enseignement et à la recherche. Il étudie simultanément l'art martial et la médecine traditionnelle, la phytothérapie, la digipuncture, les massages.

Quelques temps plus tard, il doit se résigner à informer son Maître de son intention d'aller en Europe, plus précisément en France afin poursuivre ses études supérieurs. Le jeune Pham Xuân Tong rejoint la France (en l968) où il doit terminer ses études.

Dès cette période commence le développement d'un art martial nouveau qui fait rapidement de nombreux élèves. La compétence! la persévérance ainsi que les qualités pédagogiques de cet homme le hissent au niveau des plus grands experts vietnamiens en occident.

Cette régulière ascension, le soutient de ses élèves et l'appui de ses amis aboutissent en 1981 à la création de la méthode : QWAN KI DO - QUAN KHÍ ÐAO

Les 10 principes fondamentaux du Qwan Ki Do:

1. Atteindre le haut niveau technique du Qwan Ki Do, en cultivant les notions de l’Effort, de la Persévérance, de la Confiance en soi, du Respect d’autrui, dans l’esprit ancestral de notre art martial.

2. Forger le corps et l’esprit pour soi et pour autrui.

3. Pratiquer les vertus morales qui fondent le Qwan Ki Do : Droiture d’âme, Probité, Gratitude, Simplicité, Modestie, Tolérance.

4. Développer le Qwan Ki Do selon les nobles traditions millénaires tranmises de Maître en Maître, ne jamais trahir cet état d’esprit par la mesquinerie individuelle qui tente à semer la médisance, la scission ou la dissidence dans la méthode.

5. Cultiver la notion du respect envers les enseignants, les dirigeants, et l’esprit fraternel entre membres.

6. Considérer la pratique des combats d’Arts Martiaux ou les assauts libres comme un moyen de progresser et non comme une fin en soi.

7. Ne faire usage de l’Art Martial qu’en cas de légitime défense, respecter tous les styles des autres méthodes.

8. Appliquer rigoureusement les règlements établis par la haute instance du Qwan Ki Do.

9. Pratiquer l’assiduité au cours, respecter la notion d’hygiène et les conditions d’admission au club de Qwan Ki Do.

10. Admettre les sanctions ou de me retirer définitivement de la méthode Qwan Ki Do au cas de non-respect à ces dix principes fondamentaux.
À propos
Les Grades Autrefois, le système de ceinture de couleur actuellement répandu, n'existait pas. De nombreuses Écoles traditionnelles au Viêt Nam ne reconnaissaient que trois niveaux :

1) SO DANG ou NHAP MON (Initiation)
2) TRUNG DANG ou TRUNG MON (Niveau Moyen)
3) THUONG DANG ou DAI MON (Niveau Haut)

D'autres écoles utilisaient la couleur de leur tenue (VO PHUC) ou le nombre de poches disposées sur la tenue, ou les couleurs des foulards portés autour du cou ou encore des franges sur la ceinture, ceci pour différencier le degré de connaissance ou d'expérience des élèves.

En QWAN KI DO ou QUAN KHI DAO, le système traditionnel de grades selon la science traditionnelle de Dai hoa luu hành a été maintenu, tel un héritage des grands Maîtres. Il a toutefois subi quelques adaptations mineures pour une harmonisation avec l'esprit Occidental.
1 - NHAP MON ou Initiation
Cinq niveaux dans cette catégorie... Durant son initiation, le débutant porte une large ceinture blanche sur laquelle le niveau appelé "Cap" est matérialisé par une barre rouge chez les enfants ou bleue chez les adolescents ou adultes. Le temps écoulé entre chaque passage de grade est de 9 à 10 mois (une saison sportive environ). Comment fonctionne les grades de cette catégorie :

Débutant : Correspond à Vô Cuc (vide, infini, représente le tout début de l'existence).
White belt
CAP MOT : 1ère Barrette bleue, ou Thai Cuc (genèse de la mutation, c'est aussi la connaissance des premiers éléments).
CAP HAI : 2ème Barrette bleue, ou Luong Nghi (apparition et duel entre les deux polarités, Am et Duong, techniquement représenté par les latéralités corporelles puis l'harmonie entre la partie supérieur et inférieur).
CAP BA : 3ème Barrette bleue, ou Tu Tuong (les quatre points cardinaux, application aux quatre membres du corps).
CAP BON : 4ème Barrette bleue, ou Ngu Hành (les cinq éléments, distinction entre le corps et l'étonnante capacité de nos quatre membres).
Après ces quatre années de pratique régulière, et l'obtention de ces quatre CAP (barrettes), l'évaluation de niveau permet au pratiquant de se présenter à l'examen national de la Ceinture Noire (pour la France bleue à bordure rouge), le TRUNG MON ou niveau moyen (minimum 16 ans).
2 - TRUNG MON ou Niveau moyen
White belt
Un an après l'examen de passage au niveau moyen, le pratiquant est autorisé à se présenter au premier examen de TRUNG MON ou les termes Nhât Dang, Nhi Dang ou Môt Dang, Hai Dang ont été retenu pour symboliser les divers degrés dans cette catégorie de HUYEN DAI (Ceinture Noire bordure rouge) :

KIEN Degré n°1 ou Nhât Dang ou Môt Dang
DOAI Degré n°2 ou Nhi Dang ou Hai Dang
LY Degré n°3 ou Tam Dang ou Ba Dang
CHAN Degré n°4 ou Tu Dang ou Bôn Dang
TON Degré n°5 ou Ngu Dang ou Nam Dang

Le temps écoulé entre chaque Degré ou chaque Nhât Dang… (Môt Dang, Hai Dang..) est fixé par les règlements techniques de la World Union Of Qwan Ki Do. Tous les candidats reçus à l’examen à partir du 3er Dang, doivent être agréés par La Commission Mondiale des grades.
3 - DAI MON ou Niveau haut
White belt
Le HONG BACH DAI : ceinture ayant la couleur Rouge et couleur Blanche, avec la bordure jaune.

KHAM Degré n°6 ou Luc Dang ou Sau Dang
CAN Degré n°7 ou Thât Dang ou Bay Dang
KHON Degré n°8 ou Bat Dang ou Tam Dang

4 - SIEU DANG
White belt
Le Siêu Dang (ce grade n'est décerné qu'à l'Expert Vétéran ayant sacrifié toute sa vie au service de la méthode QWAN KI DO et de l'Art Martial) est symbolisé par une Ceinture Blanche avec rayure Rouge au centre, Bordure couleur Jaune.

DICH Degré n°9 ou Cuu Dang ou Chin Dang
DAO Degré n°10 ou Thâp Dang ou Muoi Dang
5 - CHUONG MON DAI
White belt
La ceinture de CHUONG MON DAI a été transmise traditionnellement de génération et celle-ci a été léguée par testament de Maître CHAU Quan Ky à Maître PHAM XUAN Tong. Cette Ceinture, placée au-dessus du système des grades de QWAN KI DO, est garante de l'éthique et de l'authenticité de la méthode. Selon le principe de Dai Hoa Luu Hành, elle est située à la position "Que Khôn", symbolisant aussi la théorie de "l'éternel recommencement". Elle est composée de 4 rayures représentant les 4 couleurs des vertus traditionnelles :

1) La rayure bleue est placée en bordure de la Ceinture, la couleur bleue représente la bonté et la volonté.
2) La rayure Jaune vient en 2ème position, la couleur jaune représente la lucidité et la clairvoyance.
3) Le Rouge qui couvre toute la Ceinture, la couleur rouge représente le courage et la combativité.
4) La rayure Blanche est placée au centre de la Ceinture , la couleur blanche est la synthèse de toutes les couleurs et symbole de la pureté.
Tam The
Gymnastique Psychocorporelle Vietnamienne :
Tâm ou Tâm Linh L'état mental ou psychique
Thê Le corps et son énergie
Toutes les techniques corporelles asiatiques font allusion à l'énergie, à une force en soi disponible et utilisable de diverses façons mais très peu de gens comprennent le secret.

Évoquée de manière trop irrationnelle, elle agace l'esprit occidental et reste imprenable à sa pensée. Y a t-il, dès lors, un apprentissage pour sentir cette force en nous ?

Prendre conscience de cette énergie, la découvrir, la susciter en soi et s'en servir fait partie de l'ensemble des disciplines corporelles en Asie.

Dès la venue au monde, tout s'apprend à partir d'expériences. Tout d'abord concrètes, vécues et bien senties, elles peuvent ensuite être réfléchies de manière abstraite. Par exemple, on se brûle d'abord un doigt, ce qui fait connaître le « brûlant » et nous permet par la suite d'exprimer un état d'âme par cette sensation vécue : « brûler d'amour ».

Il y a pour comprendre, concevoir et susciter cette force en soi une voie d'apprentissage parfaitement similaire. Un cheminement au départ très concret, très physique, fait d'expériences senties, vécue des forces, d'énergie mécanique (musculation) conduisant par la suite à des concepts plus abstraits, plus subtils de formes d'énergie, tels que l'énergie de guérison spirituelle.

L'apprentissage du TÂM THÊ propose cette voie concrète.
les armes traditionnelles :

Les armes que nous enseignons dans nos écoles sont le BONG (Baton long), la MOC Guom (épée en bois), le Guom LONG (épée), le DAO MA (sabre), le DAO DAI (sabre à manche long) .... Le but principal de l’apprentissage des armes traditionnelles est de connaitre la différence entre la vie et la mort. Et de se rend compte à quel point ces armes sont meurtrières. Il y a une grande différence entre le fait de se battre à main nue et avec une arme. Par exemple, un coup de poing à la poitrine peur assommer, tandis que la même technique faite avec une épée peut tuer. C'est pourquoi l’apprentissage des techniques des armes exige une grande concentration mentale par rapport à l’apprentissage des techniques à mains nues. Cela aide aussi les élèves à acquérir une plus grande appréciation pour la vie.
En Co-Vo-Dao, l'arme est simplement considérée comme une extension du corps. Presque tous les mouvements de base du Qwan Ki Do peuvent être reproduits avec une arme à la main, conséquemment, la perfection des mouvements de base est très important une nécessité pour la formation des répondants. Actuellement, les armes les plus utilisés pendant les entrainements sont le Bong (baton long) et Tien Bong (deux bâtons courts) généralement fabriqués en rotin. Les techniques apprises avec ces armes, peuvent être appliqués avec des outils courant comme un balai, un parapluie, un baton de billard ou un journal enroulé.
Traditional weapons